Et vous, comment avez-vous choisi vos études?

Lydia Voelke, Bachelor en Droit

Lydia Voelke, Baccalauréat universitaire en Droit

Un cursus littéraire

J’ai fait le collège en option latin, puis le gymnase en option grec: comme quoi on peut arriver de n’importe quelle option et avoir sa place en droit ! D’ailleurs beaucoup d’étudiant·e·s n’ont pas fait économie et droit au gymnase. Ce sont en réalité des études assez littéraires: il y a beaucoup de textes, il faut savoir analyser, écrire, etc.

La charge de travail, mythe ou réalité?

J’ai toujours beaucoup travaillé donc je n’ai pas vraiment été heurtée par la charge de travail en arrivant ici. La première année de droit est réputée difficile, mais je pense que si on échoue, c’est parce qu’on n’a pas trouvé sa bonne méthode de travail. La matière enseignée est très accessible, et le cliché selon lequel «il faut tout apprendre par cœur» n’est pas vrai: il faut beaucoup apprendre par cœur, mais il y a aussi beaucoup de compréhension, et tout est dans les textes. Pour moi le défi de la transition du gymnase à l’Université était surtout d’apprendre comment prendre des notes.

Le droit n’est pas forcément un cursus réputé pour laisser beaucoup de temps libre à côté, mais c’est faisable. Personnellement, je fais du violon au conservatoire, et j’ai dû laisser tomber la pratique intensive. En revanche, je fais toujours des projets d’orchestre à côté, des concerts, des répétitions, etc. Il n’y a pas besoin d’étudier intensivement en permanence, c’est plutôt par périodes : en général, environ un mois et demi avant les examens on passe nos journées à la bibliothèque. Le reste de l’année, tant qu’on se tient à jour au niveau des cours, il n’y a pas forcément besoin d’étudier autant. On peut tout à fait aller boire des verres aux bars étudiants, par exemple. L’ambiance estudiantine sur le campus est vraiment sympa !

Les étudiant·e·s en droit ne sont pas forcément de futur·e·s avocat·e·s

Au tout départ, comme beaucoup d’étudiant·e·s, je voulais être avocate. Mais au fil des études, mon idée s’est un peu développée. Je me suis rendu compte que j’aimais beaucoup l’aspect humain du droit, ce qui aide vraiment les gens, comme par exemple la résolution de conflit. J’aimerais donc plutôt m’orienter dans un domaine plus tourné vers la médiation ou le conseil juridique que vers la plaidoirie.

Conseils aux futur·e·s étudiant·e·s

Il ne faut pas se mettre la pression, si tu t’en donnes les moyens c’est vraiment accessible! En première année, il s’agit surtout de trouver sa méthode de travail et de comprendre comment prendre ses notes. La deuxième année est plus complexe au niveau des matières, mais à ce moment on a déjà l’habitude de travailler à l’université, ce qui aide beaucoup. Je conseillerais également de ne pas être impressionné·e par la distance avec les professeur·e·s par rapport au gymnase: si on a une question, il ne faut pas hésiter à aller la poser. Je me souviens que ce qui m’avait surprise lors des premiers examens oraux était que le professeur ne me connaissait pas, alors que moi si! N’hésite pas non plus à faire partie des associations, et pour les premières années à bénéficier d’un mentorat: il y a un système où les étudiant·e·s plus avancé·e·s dans leur cursus parrainent les premières années qui le souhaitent. Personnellement, ça m’a beaucoup aidée d’avoir une marraine.

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